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Pechiney face à la pénurie, 1944-1954, Cyrille Sardais

La situation économique de l’après Seconde Guerre mondiale en Europe fut une période de pénurie généralisée. Comment Pechiney fit-elle face à cette situation ? De quelle nature furent les pénuries et quelles furent les méthodes mises en place pour y pallier et continuer, malgré tout, à produire ? Le marché français fut jugé prioritaire sur les exportations ; économie de matière première et recherches de nouvelles sources furent les mots d’ordre de l’entreprise. C’est dans cette perspective que s’inscrivent, par exemple, les progrès autour des cuves Söderberg. La pénurie de main-d’œuvre fut sans doute le problème le plus ardu à résoudre.

Une fusion surprise : Pechiney-Tréfimétaux en 1967, Stéphane Bieganski


Passée la période de reconstruction, l’industrie française dut s’adapter aux nouvelles conditions économiques européennes et mondiales : le traité de Rome et de nouvelles négociations du GATT favorisèrent l’établissement d’une concurrence vive à l’échelle internationale. L’industrie française de l’aluminium faisait partie des secteurs inadaptés à cet environnement au regard de ses concurrents nord-américains beaucoup plus intégrés. Stimulée par la recherche de nouveaux marchés, la stratégie de ces derniers vers l’Europe est très offensive.
Le projet d’alliance entre l’Américain Kaiser et le transformateur d’aluminium français Tréfimétaux donna le départ d’une profonde restructuration du secteur de l’aluminium en France. Défié sur ses propres terres, Pechiney parviendra à repousser l’offensive américaine et à passer un accord avec Tréfimétaux. La fusion de 1967 fut une réelle surprise ; menée par Pechiney, l’opération réunissait désormais deux sœurs ennemies de la transformation de l’aluminium : Tréfimétaux et Cegédur, déjà filiale du producteur. Un nouveau groupe naissait dont il fallait créer l’organisation sans omettre d’intégrer, à l’échelon de la direction, les hommes de Tréfimétaux.

Une usine sous séquestre : Saint-Louis-des-Aygalades, Frédéric Lo Faro


La question de l’alumine est primordiale pour fabriquer de l’aluminium. Au moment de la Première Guerre mondiale, ce problème est d’autant plus important que le sud de la France est le seul lieu d’extraction de la bauxite en Europe. La société suisse Aluminium Industrie Aktien Gesellschaft (AIAG) y possède même une usine d’alumine située dans la banlieue de Marseille. Le déclenchement du conflit donnera lieu à des pressions très fortes de la compagnie des Produits Chimiques d’Alais et de la Camargue et de L’Aluminium Français, auprès des pouvoirs publics, afin de faire cesser l’activité de l’usine. Les liens étroits en AIAG et l’Allemagne laissent supposer que la question des liens supposés, à n’en pas douter, que l’alumine fabriquée à Saint-Louis-des-Aygalades part vers l’ennemi.

L’enquête parlementaire sur l’aluminium, en 1919, Claude Boisselot


La Première Guerre mondiale marque un cap important dans la structuration du secteur de l’aluminium en France. Les relations entre l’État et les industriels de l’aluminium en furent durablement marquées. Lors de l’enquête parlementaire, qui se déroule en 1919, les relations étroites entre industriels et pouvoir politique et militaire furent examinées. L’activité industrielle pendant le conflit et la question des profits illicites furent au centre des interrogations de la commission dite des 44, de même que la question des liens supposés entre les industries française et allemande avant, pendant et après la guerre.

Les petites cuillers de Martin Pechiney, Jean Plateau

Alfred Rangod Pechiney n’est pas le fils de Martin Pechiney, l’homme dont il porte pourtant le nom. Ce dernier est en effet son beau-père, avec lequel sa mère, jeune veuve de 28 ans, s’est remariée en 1837. Martin, dont le père était serrurier, se consacrait quant à lui à la fabrication et à la vente d’objets en maillechort. C’est ainsi qu’il fabriqua des petites cuillers frappées de son nom. Le couple eut trois enfant, qui vinrent s’ajouter aux deux autres du mariage précédent dont faisait partie Alfred. C’est ce dernier qui donna son nom à l’entreprise Pechiney, le plus ancien producteur d’aluminium au monde.

Une mission patrimoniale à Salindres et Salin-de-Giraud, Thierry Renaux

Dans le cadre de ses activités patrimoniales, l’IHA a effectué une mission d’inventaire des objets en bronze d’aluminium conservés dans les maisons d’administration de Salindres et de Salin-de-Giraud, deux lieux d’exploitations industrielle ayant appartenu à la compagnie Pechiney. Ce travail repose sur l’outil informatique qui permet la collecte, la conservation et la confrontation des informations mais aussi leur valorisation.

Les archives Jacques Vernier et l’usine de Froges (Isère), Jenny Piquet

En avril 2002, Jacques Vernier a fait don à l’IHA d’un fonds de documents textuels et iconographiques relatifs à l’usine de Froges et à sa carrière sur place. Ce versement fut l’occasion d’une réflexion méthodologique afin d’assurer la valorisation de ce fonds et sa mise à disposition des chercheurs.