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Contribution
des TLH aux programmes nucléaires français et ses prolongements
- Jacques Boghen et Michel Scheidecker
En 1945, au moment où le gouvernement français décide
de sintéresser au nucléaire, les Tréfileries
et laminoirs du Havre créent un centre de recherche à Antony,
dans les Hauts-de-Seine. Ce centre doit notamment étudier de nouveaux
alliages, sous langle de la métallurgie.
Le réseau damitié liant les scientifiques entre eux,
doublé de la compétence du centre détudes,
a sans doute été à lorigine du rapprochement
avec le Commissariat à lénergie atomique. De fait,
les TLH vont ainsi être associés à toute la dynamique
de recherches autour des matériaux mis en uvre dans la construction
des centrales nucléaires françaises. Ces travaux déboucheront
particulièrement sur la réalisation de gaines de réacteurs
et létude du Zircaloy.
Les Établissements Charles Coquillard et
le développement du secteur de l'emballage en aluminium chez Pechiney
(1924-1967) - Eddy Balaye
Dans la première partie du XXe siècle, la feuille daluminium
est produite en quantité marginale au sein de petites entreprises
de type familial. Les Établissements Charles Coquillard appartiennent
à cette catégorie. Leur choix stratégique est cependant
atypique : en effet, en 1924, la famille Voye-Coquillard, à la
tête de lentreprise, décide de sassocier au producteur
suisse daluminium, Aluminium Industrie Aktiengesellschaft (AIAG),
afin de profiter de son avance technologique. Cette association donne
naissance à la Société anonyme des établissements
Charles Coquillard (ECC), dont l'usine est implantée à Froges
(Isère). Son histoire est ensuite tourmentée : prise de
contrôle des Suisses, puis des Tréfileries et laminoirs du
Havre, avant de tomber, en 1933, dans le giron de la compagnie Alais,
Froges et Camargue. Les Trente Glorieuses furent une époque de
rapide expansion, où investissements et innovations se mêlèrent
pour permettre aux établissements Coquillard datteindre une
position dominante en France dans le secteur de la feuille daluminium
avant son intégration progressive dans le Groupe Pechiney.
L'invention d'un inventaire ou comment éclairer
le sens d'une collection - Thierry Renaux
Tout musée possède et tient à jour un inventaire
de ses collections. Document juridique, administratif et muséologique,
il a pour but dassurer la conservation administrative et de préserver
lidentité des objets des collections. Cest dans cette
dernière optique, entre autres, que linventaire de la Collection
Jean Plateau Institut pour lhistoire de laluminium
a été commencé.
La consultation dautres inventaires et de notices théoriques
a conduit à faire des choix méthodologiques, que ce soit
pour décrire les objets et leur fabrication, pour les documenter
et les illustrer, ou encore pour gérer la Collection.
Le Preston des zones de Guinier-Preston - Olivier Hardouin Duparc
Lorsque lon évoque les zones de Guinier-Preston, la personnalité
dAndré Guinier simpose naturellement et légitimement
à lesprit des scientifiques. Mais qui fut Preston, lautre
personnalité associée à cette découverte ?
Né en 1896, au Royaume-Uni, George Dawson Preston est un grand
oublié des dictionnaires et encyclopédies scientifiques.
Il travailla pourtant au prestigieux National Physical Laboratory, sous
la direction de Cecil Desch. Loubli dans lequel il est aujourdhui
tombé est sans doute lié à sa nomination, en 1943,
à la chaire de physique du Collège de Dundee, et à
linterruption complète de ses recherches relatives aux fameuses
zones.
Souvenirs de Paul Héroult - Elizabeth
Héroult-Guest
Élizabeth Héroult-Guest est la dernière fille de
Paul Héroult, et cinquième enfant dune fratrie de
trois filles et deux garçons. Elle a 10 ans à la mort de
son père mais en garde un souvenir très net et touchant.
Lhomme y est décrit au travers de ses traits de caractère,
ses activités de père de famille, sa relation privilégiée
à la mer et aux bateaux, mais aussi son comportement dinventeur
et dindustriel.
Des
notables salariés : le " statut des ingénieurs "
du 11 mars 1937 - Cédric Neumann
En 1937, la Compagnie des produits chimiques dAlais et de la Camargue
édite le Statut des ingénieurs, document dune dizaine
de pages destiné à définir la " vocation professionnelle
" des ingénieurs et stimuler leur solidarité avec le
patronat. Cette décision intervient après le choc du Front
populaire, vécu comme une véritable révolution sociale
remettant en cause les acquis des classes dirigeantes. De fait, la direction
dAFC a particulièrement à cur de convaincre
ses troupes : la crainte de voir la catégorie des ingénieurs,
en cours de formation, sallier aux ouvriers pousse les dirigeants
à la valoriser autant que faire se peut, notamment par largument
dune appartenance à la notabilité et au monde des
intellectuels.
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