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Le logement social. Hélène Frouard


La Compagnie Alais, Froges et Camargue est un cas exemplaire par sa politique du logement dans l’entre-deux-guerres. Ses implantations industrielles, en zones faiblement urbanisées, l’ont conduite à développer un certain nombre d’arguments pour attirer et stabiliser la main-d’œuvre. L’hébergement, à titre gracieux ou non, en est un. La Compagnie, comme la majorité du patronat français, finance elle-même sa politique de logement. Pour satisfaire les besoins de chacune des catégories sociales de l’usine, des critères sociaux sont dégagés où la famille prime sur le célibat, et où le nombre de pièces est fonction du niveau hiérarchique.
Les choix architecturaux de Pechiney ne montrent pas d’audace technique ou stylistique à cette période ; ils sont en tout cas le fruit d’une structure extrêmement centralisée où domine le service des travaux neufs.

Le recyclage des emballages en aluminium. Henri Richaud

Les États-Unis ont été les premiers à entreprendre, dès 1970, la récupération des emballages en aluminium. Cette activité s’est intensifiée et s’est transformée en véritable succès dans les années 1990. En Europe, le recyclage de ces emballages n'a commencé à s'organiser qu’au début des années 1980, avec des méthodes et des moyens variables suivant les pays : consigne des emballages, collecte spécifique par apport volontaire, ordures ménagères, récupérées sélectivement ou incinérées. Des machines de séparation des matériaux, utilisant le principe des courants de Foucault, sont utilisées.

History of aluminum on postage stamps. Fathi Habashi

Les timbres postes sont des supports de communication importants. De nombreux pays commémorent ainsi des événements marquants ou rendent hommage à des personnalités. Un certain nombre de timbres dans le monde sont consacrés à l’industrie de l’aluminium et de l’alumine : dans les lieux de production du métal, mais aussi dans beaucoup de pays où la bauxite est extraite.

La Manufacture métallurgique de Tournus, fabrique de casseroles. Raphaël Vadot

La Manufacture métallurgique de Tournus (MMT) est une entreprise incontournable dans le secteur de la fabrication des ustensiles de cuisine en France. Sa création, en 1910, est d’abord motivée par la crise du phylloxéra qui sévit en Bourgogne et le besoin d’aider toute une population vouée à l’exode. La casserole y fut fabriquée dès l’origine et devait devenir la fabrication phare de l’usine.
Pendant la Première Guerre mondiale, on y produit notamment la « boîte à fricot » du soldat, et l’armée fut son principal client. Pendant les dix années qui suivirent la fin des hostilités, la Manufacture réalisa des investissements considérables et s’appropria de nouvelles techniques comme la soudure autogène.
En 1929, la MMT entra pour 56 ans dans le giron de Pechiney, par le biais de L’AF qui lui donna de nouveaux moyens. La guerre eut des conséquences durables sur la Manufacture ; l’activité ne reprit véritablement qu’à partir de 1950. Changement majeur au sein de l’usine, la production s’organisa désormais autour du travail à la chaîne et Tournus fit figure, en France, de précurseur dans cette voie. L’entreprise adapta ses productions aux nouvelles contraintes du marché, et fut particulièrement dynamique dans le traitement commercial et publicitaire de ses produits.

Cinquante ans de relations entre la Société commerciale métallurgique et Cegedur Pechiney (1932-1982). Paul Burlet

De 1932 à 1982, l’activité de distribution, dans l’industrie de l’aluminium, a considérablement évolué ; elle est devenue, après la Seconde Guerre mondiale, un maillon essentiel dans le développement des emplois du métal léger. Les méthodes de stockage se sont fortement modernisées mais surtout, une entreprise comme la Société commerciale métallurgique a développé une nouvelle activité : le parachèvement. Le rôle de distributeur est aussi intimement dépendant de la volonté de son fournisseur, en l’occurence Cegedur. L’histoire de la SCM fut largement influencée par les transformateurs d’aluminium français.