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La société Sciaky et l'apparition d'un nouveau produit :
la machine à souder à résistance. Anne-Catherine
Robert-Hauglustaine
Le soudage connut un développement considérable avec la
deuxième révolution indus-trielle, et s'imposa progressivement
à la place du rivetage. Selon les matériaux et les utilisations,
il existe de multiples procédés de soudage dont la mise
au point fut le fruit de progrès successifs. L'étude de
A.-C. Robert-Hauglustaine nous présente le cas du sou-dage par
résistance en France, à la fois dans son évolution
technique mais aussi au travers des hommes et des entreprises qui s'y
consacrèrent. Plus particulièrement, elle s'attarde sur
une entreprise qui eut un rôle important dans le soudage de l'aluminium,
la Maison Sciaky. Créée en 1924, ses dirigeants, les frères
Sciaky, témoignèrent de capacités d'in-novation technique
dans le soudage par résistance, qui leur permirent de s'imposer
dans leur domaine aux États-Unis, à la faveur de la Seconde
Guerre mondiale.
Effectifs et stratégie d'entreprise :
l'évolution de l'emploi chez Pechiney. Gérard Vindt
L'évolution des effectifs chez Pechiney offre un regard sur le
cur de l'entreprise, c'est-à-dire les hommes qui la font
vivre. Par rapport à d'autres industries, celle de l'aluminium
n'est pas « mangeuse » d'hommes, on trouve relativement peu
d'ouvriers dans les usines. Pendant la seconde moitié du XXe siècle,
le nombre d'employés de l'entreprise n'a pas beaucoup varié.
La stabilisation du personnel fut par contre un phénomène
nouveau, ini-tié par la direction à l'attention du personnel
des usines, dont les conditions de vie sur les sites industriel étaient
particulièrement éprouvantes. Autres traits marquants de
la période, le recours à des populations étrangères,
ainsi que leur intégration, sont des caractéristiques communes
aux usines d'électrolyse. Enfin, l'analyse de la répartition
des effectifs entre les différentes catégories sociales
témoigne à la fois de la prépondérance et
du repli relatif des ouvriers sur cette période.
Un aventurier des temps industriels : Pierre
Eugène Secrétan (1836-1899). Eric Ratzel
Fils d'un cantonnier de Haute-Saône, P. E. Secrétan reste,
en dépit de son rôle décisif dans le développement
de l'industrie du cuivre en France, un personnage méconnu. Si l'on
ignore ce que furent sa formation et ses débuts industriels, on
le découvre, en 1876, administrateur-directeur de la florissante
Société industrielle et commerciale des métaux, qui
compte dix ans plus tard six usines et emploie 3 000 ouvriers. L'affaire
dite des « accords Secrétan », une opération
spéculative sur les marchés du cuivre, conduit en 1891 à
la faillite de l'entreprise (reprise par la Cie française des métaux)
et entraîne la ruine personnelle de son dirigeant.
Secrétan rebondit en intégrant l'entreprise britannique
Elmore qui produit, selon un procédé original, des tubes
soudés en cuivre de haute pureté. Mais l'affaire est liquidée
et reprise par une firme fondée par Secrétan lui-même,
la Société Française d'Électro-Métallurgie,
qui deviendra, en 1901, la Société d'Électro-métallurgie
de Dives à la suite d'un procès intenté par la SEMF
de P. Hérouit. L'entreprise de Secrétan s'intéresse
très tôt à la production émergente de l'aluminium,
matériau concurrent et complémentaire du cuivre. En 1895,
Secrétan fonde la Société anonyme de l'aluminium
qui prend la succes-sion des frères Bernard à Calypso (Savoie)
et y exploite les cuves d'électrolyse Hall.
Les monnaies d'aluminium dans le monde. Jean
Plateau, Florence Hachez-Leroy
La monnaie est un symbole fort pour une nation et le choix du métal
participe à l'image que l'État veut donner de lui-même.
Qu'en est-il de la place des alliages légers à l'échelle
mondiale ? L'utilisation des monnaies en aluminium et bronze d'aluminium
dans le monde est-elle commune à l'ensemble des pays et similaire
à celle constatée en France ? L'étude par pays laisse
apparaître des pratiques différentes, avec des situations
très contrastées selon qu'il s'agit d'aluminium ou de bronze
d'aluminium. Le fait est qu'il n'existe pas de consensus en faveur de
l'un ou l'autre.
La
micrographie électronique au Service de recherches et essais physiques
de Chambéry de 1945 à 1962. Adrien Saulnier
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le Service de recherches et essais
physiques de Chambéry (SREPC), ne disposait que de locaux et de
matériels anciens et insuffisants, inadaptés à la
conduite de recherches métallographiques modernes.
En 1948, la décision est prise de moderniser les lieux et d'investir
dans des outils nouveaux, le microscope électronique en particulier.
Une impulsion déterminante est ainsi donnée, point de départ
de progrès successifs qui seront accomplis, et dont A. Saulnier
donne quelques exemples. Ces résultats furent aussi le fruit d'une
collaboration étroite avec le Service Technique de L'Aluminium
Français, courroie de transmission entre les clients et les chercheurs.
Enfin, ultime réussite et non des moindres, le SREPC acquit une
renommée scientifique qui le plaça en situation de travailler
pour le compte de l'Armée de l'air américaine et d'entretenir
des relations fructueuses avec de nombreuses institutions universitaires,
scientifiques et professionnelles, françaises et étrangères.
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